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Mécanique Vibratoire — animations pédagogiques (S5, 19 h)

Cette section regroupe les animations pédagogiques du cours de Mécanique Vibratoire enseigné en 3e année en école d'ingénieur. La philosophie pédagogique adoptée est celle du « cas avant la théorie » : chaque concept est introduit par un retour d'expérience documenté de la profession, et seulement ensuite la formulation théorique. Vingt-cinq modules structurés en 5 blocs : hooks historiques (Broughton, Tacoma, Volgograd, Millennium), concepts fondamentaux (oscillateur 1 DDL, SDOF, FRF, TMD Den Hartog, Rayleigh, Duhamel, N-DDL), cas pratiques de TD (portique R+1, bâtiment LGV, passerelle Sétra), recherche (DYNATTB, CEVA), et cas d'application (Tour Eiffel, pont roulant, château d'eau, machine tournante, isolateurs sismiques, résonance ferroviaire, planchers mixtes bois-béton, haubans pluie-vent, flottement de tablier, entrechoquement sismique, TLD).

Fiche module synthétique

NiveauS5 (3e année)
Volume horaire19 h (CM 6 h, TD 10 h, évaluation 2 h)
Pré-requisPhysique L2, calcul différentiel, algèbre linéaire
Acquis visés (Bloom 3-4)Appréhender les systèmes vibratoires courants ; calculer analytiquement les fréquences propres ; comprendre l'amortissement ; reconnaître les cas-types (résonance, instabilité aéroélastique, lock-in, synchronisation) ; pré-dimensionner un TMD ou plot d'isolation ; évaluer le confort vibratoire au regard des normes (ISO 2631, SCI P354, AISC DG11, Sétra 2006, DIN 4150).
ÉvaluationContrôle terminal écrit, 2 h
Bloc 1 — Hooks d'ouverture historiques

Cas historiques documentés présentés en début de CM1 et CM2 pour ancrer intuitivement les concepts théoriques qui suivent.

Hook 1
Trois mécanismes vibratoires distincts
Animation comparée côte à côte de Broughton 1831 (résonance forcée par marche militaire), Tacoma Narrows 1940 (flottement aéroélastique) et Volgograd 2010 (lock-in tourbillonnaire). Différenciation visuelle de la loi de croissance : linéaire / exponentielle / cycle limite. Tableau de synthèse pour distinguer les trois familles d'instabilité.
Référence : Billah & Scanlan (1991) AJP.
Hook 2
Millennium Bridge 2000 — synchronisation piétonne
Vue de dessus du Millennium Bridge avec N piétons stylisés. Indice de synchronisation R de Kuramoto qui croît au-delà d'un seuil d'amplitude. Bifurcation au-delà de Ncrit ≈ 166. Démontre la nécessité du formalisme 2 DDL (couplage piétons-structure) que ne capture pas le SDOF de Broughton.
Référence : Dallard et al. (2001) The Structural Engineer.
Bloc 2 — Concepts fondamentaux

Outils théoriques du cours, présentés avec une approche expérimentale (smartphone PhyPhox) et illustrative.

Concept 0
Oscillateur élémentaire à 1 DDL
Module fondateur : la masse-ressort-amortisseur lâchée de sa position (vibration libre) et soumise à une excitation harmonique (résonance). Introduit les paramètres réduits ω0, ζ, les trois régimes (sous-amorti / critique / sur-amorti) et le facteur d'amplification H(r) avec son pic à rpic = √(1−2ζ²). Brique réutilisée par tous les modules suivants.
Socle des Concepts 1 (décrément) et 2 (FRF). Version interactive autonome également disponible.
Concept 1
Décrément logarithmique au smartphone
Maquette de portique virtuel avec smartphone collé en tête. Lâcher numérique → signal accéléromètre bruité → extraction de ξ par régression linéaire sur ln(yn). Protocole expérimental complet PhyPhox à reproduire en TP (l'application sera approfondie dans le module Traitement du signal). Démontre l'origine physique de la formule δ = 2πξ et de la dérive en fonction du bruit accéléromètre (~5 mg MEMS).
Application : TP en présentiel + diagnostic in-situ Annemasse-Genève.
Concept 2
Fonction de réponse en fréquence (FRF)
Sweep interactif en fréquence d'excitation Ω. Visualisation simultanée du mouvement de la masse, du module |H(β)| et de la phase φ(β). Trois régimes mis en évidence : quasi-statique (en phase), résonance (quadrature, Q=1/2ξ), inertiel (opposition). Famille de courbes pour ξ = 2 %, 5 %, 10 %, 20 %, 50 %.
Outil universel mobilisé en TD2, TD3, et toute l'isolation vibratoire.
Concept 3
TMD Den Hartog — accord optimal
Animation 2-DDL bâtiment + TMD en tête. Réglage interactif de μ, α = f₂/f₁, ξ₂. Formules d'optimisation αopt = 1/(1+μ) et ξ2,opt = √(3μ/(8(1+μ)³)) appliquables d'un bouton. FRF couplée avec deux pics jumeaux. Cas historiques Hancock, Citicorp (affaire LeMessurier), Taipei 101, Shanghai Tower.
Bouton « Appliquer Den Hartog » + carte d'efficacité μ vs α.
Bloc 3 — Cas pratiques de TD

Animations illustrant trois situations de TD typiques pour permettre aux étudiants de jouer avec les paramètres avant et après la séance.

Cas 1
Portique R+1 — encastré vs articulé
Deux portiques côte à côte (même profil HEA, même m) avec hypothèses de pied différentes : encastré vs articulé. Démonstration visuelle du ratio des raideurs = 4 (12/3) et des fréquences = 2. FRF des deux pour identifier le piège quand l'excitation tombe entre fn,art et fn,enc.
Issu de TD1 (situation #1 : portique R+1 acier).
Cas 2
Bâtiment résidentiel sur ressorts au-dessus d'une LGV
Schéma du bâtiment isolé sur boîtes à ressorts au-dessus d'un tunnel ferroviaire. Animation du passage de train. Piège du mode interne mis en évidence : si fplancher ≈ ftrain, l'isolation devient inopérante voire amplificatrice. Comparaison SDOF rigide vs 2 DDL réel.
Issu de TD3 (situation #2). Cas Hyperion Bordeaux, Confluence Lyon.
Cas 3
Passerelle bois — guide Sétra 2006
Passerelle bois lamellé-collé avec piétons stylisés. Décomposition de la marche en 3 harmoniques (1,8 / 3,6 / 5,4 Hz). Identification automatique de la plage Sétra (1 à 4 selon fv). Calcul d'amax et verdict gradué selon classes de confort CL1 / CL2 / CL3.
Issu de TD2 (situation #2). Cas Mimram Toulouse, Senghor Paris.
Cas 4
Programme DYNATTB — mesures sur IGH bois
Silhouettes comparées de six immeubles de grande hauteur en bois (Mjøstårnet, Treet, HoHo Wien, Hyperion, Wood'Up, Ascent). Pour chacun : f1, ξ mesuré, système porteur. Trois méthodes d'identification commutables : décrément logarithmique, demi-puissance, OMA-FDD. Comparaison ξ mesuré vs EC1 Annexe F. Démonstration de la non-linéarité d'amortissement avec l'amplitude propre aux IGH bois.
Programme européen DYNATTB 2019-2022 (ForestValue ERA-NET). Référence pour CM2.
Cas 5
Ligne Annemasse-Genève (CEVA) — diagnostic complet
Coupe transversale animée (tunnel TBM, propagation, bâtiment riverain). Mesures KB(t) et bruit solidien Lp,A(t) en pied de bâtiment. Spectre 1/3 octave avec seuils DIN 4150-2 et NF S31-085. Comparaison de quatre solutions de mitigation : ① tapis sous-ballast, ② barrière dans le sol, ③ bâtiment sur ressorts, ④ raidissement plancher. Coût indicatif, cadre juridique FR/CH (Code env. art. R571, OPB suisse).
Cas d'école CEVA 2019. Présenté en CM1 (mesures in-situ).
Bloc 4 — Approfondissement (systèmes continus, méthodes énergétiques, N-DDL)

Extension du SDOF aux systèmes plus complexes : poutres continues (Tour Eiffel), méthode énergétique de Rayleigh, et systèmes multi-DDL (bâtiments multi-étages).

Cas 6
Tour Eiffel — modes propres d'une console géante
Système continu : modes propres d'une poutre console (encastrée libre). Équation Euler-Bernoulli, fréquences (βL = 1,875 / 4,69 / 7,85), formes φ_n(z) avec nœuds intermédiaires. Masses participantes : Mode 1 = 61 %, Mode 2 = 19 %, Mode 3 = 6,5 %. Comparaison vent (mode 1 dominant) vs séisme (modes 1-3).
Tour Eiffel 324 m, f₁ = 0,32 Hz mesuré (Bati'Eiffel 2019). Console = limite N → ∞ d'un système N-DDL.
Concept 4
Méthode énergétique de Rayleigh
Approximation de la fréquence fondamentale par déformée approchée (statique sous poids propre). Quotient de Rayleigh : ω² = ∫EI(φ'')²dz / ∫μφ²dz. Comparaison 4 formes de déformée (cubique, parabolique, sinus, linéaire) → erreur typique 0,5-5 %. Outil de prédimensionnement indispensable en BE.
Lord Rayleigh (1877). Base théorique des méthodes d'éléments finis (Galerkin). T₁ Tour Eiffel = 3 s prédit en 1885 vs 3,12 s mesuré.
Concept 6
Système N-DDL — bâtiment multi-étages
Modélisation bâtiment R+N en cisaillement : N degrés de liberté, N modes propres. Matrices [M] et [K] tridiagonale. Résolution problème aux valeurs propres ([K]-ω²[M])φ = 0 par méthode de Jacobi. Visualisation des modes, masses participantes, et cas critique « soft story » (étage souple RDC).
Application directe en analyse modale parasismique EC8 §4.3.3.3. Préparation aux logiciels EF (Robot, ETABS).
Concept 5
Réponse temporelle — intégrale de Duhamel
Calcul de la réponse d'un SDOF à une excitation transitoire (choc, échelon, rampe, sismique). Intégrale de Duhamel : x(t) = ∫F(τ)·h(t-τ)dτ. Implémentation numérique Newmark β=1/4. Concept de facteur d'amplification dynamique (DAF, jusqu'à 2 pour échelon).
Base de la méthode du spectre de réponse EC8. Méthodes numériques modernes : Newmark, Wilson-θ, HHT-α.
Bloc 5 — Cas pratiques d'application (ouvrages spécifiques, ponts, planchers)

Dix cas pratiques pour appliquer les concepts aux ouvrages spécifiques : pont roulant, château d'eau, machine tournante, isolation parasismique, résonance des ponts ferroviaires, planchers mixtes bois-béton, haubans pluie-vent, flottement de tablier, entrechoquement sismique et amortisseur à liquide accordé.

Cas 7
Pont roulant — fréquence propre selon position de la charge
Poutre de roulement avec chariot mobile (5-200 t). Fréquence f₁(x) variable selon position (minimale à mi-portée). Critère EN 1993-6 : f₁ ≥ 3 Hz (cabine 5 Hz). Vérification δ ≤ L/600. Coefficients γ_dyn levage, démarrage, freinage. Animation chariot.
Cas industriel : ateliers maintenance, aciérie, port. Application directe Concept 1 SDOF avec K(x) variable.
Cas 8
Château d'eau — sloshing (modèle Housner)
Modèle Housner (1957) : décomposition masse d'eau en masse impulsive M_i (rigide) + masse convective M_c (sloshing). Deux modes : f_pendulaire (fût + M rigide) et f_sloshing (oscillation eau). Sensibilité au remplissage et au ratio h_w/R. EC8 §6 réservoirs.
Cas de défaillance Anchorage 1964, Northridge 1994, Le Teil 2019. Standard EC8 §6 pour réservoirs.
Cas 9
Machine tournante — déséquilibre + isolation
Rotor déséquilibré (m_e·e) à vitesse Ω → force centrifuge F = m_e·e·Ω². Transmissibilité T(β) au sol selon isolation : aucune / caoutchouc / ressorts / pneumatique. Règle d'or : β = Ω/ω_n ≥ 3 pour T ≤ 12 % (efficacité 88 %). Grades ISO 1940 (G 0,4 à G 100).
Cas typique presses, ventilateurs, compresseurs. Standards VDI 2057, ISO 10137. Plots Trelleborg, Vibrachoc, GERB.
Cas 10
Isolateurs sismiques de base — élastomère vs FPS
Isolation à la base : décaler T de 1 s à 3-5 s pour réduire S_a(T). Comparaison HDRB (caoutchouc), LRB (avec noyau plomb), FPS (friction pendulum), TFP (triple FP). Gain typique 70-90 % sur l'effort sismique. Standards EC8 §10, ASCE 7-16, TBDY 2018.
Apple Park 2017, Sabiha Gökçen, Hôpital Saint-Louis Marseille 2022. Apparition années 1980.
Cas 11
Résonance des ponts ferroviaires sous TGV
Le train comme série périodique d'essieux espacés de D. Apparition des vitesses critiques Vcrit,n = f1·D/n : chaque essieu pompe le tablier en phase → résonance. Balayage de la vitesse, courbe amax(V), critère EN 1990 A2.4.4 (3,5 m/s² voie ballastée), bouton TMD en travée. Travées courtes (L < 40 m) les plus sensibles.
Modèle HSLM (EN 1991-2), ERRI D214. Viaduc de la Savoureuse (LGV Rhin-Rhône).
Cas 12
Planchers mixtes bois-béton — confort vibratoire
Dalle béton + solivage/CLT reliés par connecteurs. Toute la performance tient dans la raideur de connexion : calcul de (EI)eff par la méthode γ de l'EC5 (annexe B), fréquence f1, critères de vibration EN 1995-1-1 §7.3.3 (raideur w, vitesse impulsionnelle v). L'action mixte relève f1 au-dessus du seuil de 8 Hz, sortant du domaine de résonance de la marche.
Construction bois moderne (TCC). Lien avec le Cas 4 (DYNATTB) et le RDM plancher mixte.
Cas 13
Vibrations pluie-vent des haubans
Par temps de pluie, un filet d'eau sur la face supérieure du câble modifie sa section et crée un amortissement aérodynamique négatif : galop à vent faible (8-15 m/s), amplitudes métriques. Rôle décisif du nombre de Scruton Sc = mδ/ρD² (règle Sc ≥ 10) et des amortisseurs d'ancrage. Fenêtre d'instabilité, cycle limite, boutons pluie / amortisseur.
Erasmus Bridge (Rotterdam 1996), Pont de Normandie, Meikonishi (Hikami 1988). EN 1991-1-4, CIP/SETRA.
Cas 14
Flottement aéroélastique de tablier
L'instabilité qui a détruit Tacoma (1940). Au-delà d'une vitesse critique, les modes de flexion et de torsion se couplent et l'oscillation diverge. Estimation par la formule de Selberg, courbe Ucrit(ε), réponse couplée h/α. Préréglages Tacoma / caisson profilé / Akashi-Kaikyō : même physique, vitesses critiques de 16 à 80 m/s selon le profil de section.
Tacoma Narrows (1940), Great Belt (1998), Akashi-Kaikyō (1998). Theodorsen, Scanlan, Selberg ; EN 1991-1-4 ann. E.
Cas 15
Entrechoquement sismique entre bâtiments
Deux bâtiments de périodes différentes oscillent en déphasage et s'entrechoquent si le joint est insuffisant : chocs impulsifs, source majeure d'effondrements à Mexico 1985. Deux oscillateurs couplés par contact, comptage des chocs et force d'impact, confrontés au joint minimal EC8 Δ ≥ √(d₁²+d₂²). Préréglage Mexico, bouton « joint EC8 ».
Mexico 1985 (Rosenblueth & Meli), Loma Prieta, Northridge. EN 1998-1 §4.4.2.7.
Cas 16
Amortisseur à liquide accordé (TLD)
Un réservoir d'eau en tête de tour : le ballottement agit comme un TMD. La masse active est la masse convective de Housner, et l'accord se fait en réglant la hauteur d'eau. Synthèse du Cas 8 (sloshing) et du Concept 3 (Den Hartog) : FRF à pics jumeaux, courbe d'accord f_s(h).
Nagasaki (1987), Comcast Center, One Rincon Hill. Recherche Fujino, Sun, Tamura.

Articulation avec le cours

CM1 — Systèmes 1 DDL : Hook 1 (les 3 mécanismes) ouvre le CM. Concept 1 (décrément log + smartphone) accompagne la démo en présentiel. Concept 2 (FRF) constitue la matière théorique du chapitre.

CM2 — Systèmes 2 DDL et continus : Hook 2 (Millennium Bridge) ouvre le CM. Concept 3 (TMD Den Hartog) constitue le coeur du chapitre.

TD1 — Réponse 1 DDL sans amortissement : Cas 1 (portique encastré/articulé) illustre la situation #1 du TD.

TD2 — Réponse 1 DDL avec amortissement : Cas 3 (passerelle Sétra) illustre la situation #2 du TD. Pour la situation #1 (plot d'isolation sous presse rotative), le module Concept 2 (FRF + transmissibilité) constitue la base théorique.

TD3 — Systèmes 2 DDL : Cas 2 (bâtiment sur ressorts LGV) illustre la situation #2 du TD. Concept 3 (TMD Den Hartog) couvre la situation #3 du TD.

Évaluation : les animations ne sont pas autorisées en contrôle terminal. Elles servent uniquement à fixer les ordres de grandeur, à reconnaître les régimes, et à anticiper les pièges classiques en revue.

Bloc 4 (approfondissement) : Cas 6 Tour Eiffel introduit les systèmes continus avec leurs modes propres multiples. Concept 4 Rayleigh fournit la méthode énergétique de prédimensionnement, indispensable en BE. Concept 6 N-DDL fait le pont entre SDOF et système continu via le bâtiment R+N. Concept 5 Duhamel introduit la réponse temporelle aux excitations transitoires.

Bloc 5 (cas pratiques) : 4 ouvrages-types — pont roulant (charge mobile), château d'eau (sloshing Housner), machine tournante (transmissibilité), isolateurs sismiques (base isolation).

Animations à venir (dépôts futurs) :

• 432 Park Avenue — tour ultra-élancée avec TMD
• Pile de pont sous VIV (Strouhal — déjà partiellement dans rubrique Vent)
• Aéroélasticité — flottement profil d'aile et tablier de pont
• TLD (Tuned Liquid Damper) — amortisseur liquide pour IGH
• Vibrations véhicule — pneu + suspension + caisse (système 4 DDL)
• Méthode des éléments finis (Galerkin) — équivalent matriciel Rayleigh