La surélévation d'un bâtiment existant pose à l'ingénieur structure une chaîne complète de vérifications : (1) connaissance du contexte (typologies de bâti existant, exemples réalisés), (2) diagnostic préalable avec relevés 3D et caractérisation des aléas, (3) capacité des fondations et reprise en sous-œuvre, (4) capacité des poteaux/murs existants et renforcement, (5) vérification dynamique (modale + TMD), (6) effets P-Δ et stabilité globale, (7) recalcul vent et séisme EC1+EC8, (8) interface existant/nouveau et transferts d'effort, (9) typologie de la surélévation (8 configurations canoniques), (10) cadre juridique complet (urbanisme, copropriété, mitoyenneté, responsabilités), (11) sécurité incendie (familles, IT 249, IGH, REI matériaux). Ces 15 modules couvrent l'intégralité de la démarche d'ingénierie d'une opération de surélévation, du go/no-go initial au détail constructif final.
Phase APS (esquisse) : Module 3 (diagnostic préalable) — go/no-go initial.
Phase APD (avant-projet) : Module 4 (fondations) + Module 5 (poteaux existants) + Module 7 (vent & séisme) — faisabilité technique et budget.
Phase PRO (projet) : Module 1 (analyse modale fine) + Module 6 (P-Δ) + Module 8 (interface) — dimensionnement détaillé.
Phase DET (détails) : Module 8 (interface) approfondi + Module 2 (TMD si nécessaire) — études d'exécution.
Hypothèses transversales. Comportement élastique linéaire (sauf Module 6 qui anticipe non-linéaire géométrique). Sol non modélisé (encastrement parfait en base) — pour ISS voir Interaction sol-structure. Pour pathologies préexistantes : voir Enseignement / Pathologies. Pour cas REX (effondrements urbains, démolition vs surélévation) : voir REX.
Réglementaire principal : NF EN 1997 (EC7 fondations), NF EN 1992-1-1 (EC2 BA), NF EN 1993-1-1 (EC3 acier), NF EN 1995-1-1 (EC5 bois), NF EN 1998-1 (EC8 parasismique), NF EN 1991-1-4 (EC1 vent), loi ELAN 2018 (RGA + facilitation surélévation), loi ALUR 2014.