L'interaction sol-structure (ISS) recouvre deux mécanismes superposables. L'interaction cinématique résulte de la rigidité géométrique de la fondation, qui filtre et réarrange le mouvement de champ libre. L'interaction inertielle traduit la rétroaction de l'inertie de la superstructure sur le sol via les impédances dynamiques. À ces deux mécanismes linéaires s'ajoutent les non-linéarités d'interface mobilisables sous séisme : soulèvement partiel des fondations et glissement à l'interface sol-fondation. La liquéfaction représente la dégradation extrême du sol porteur sous cyclage sismique. Enfin, le calcul des soutènements sous séisme (poussée pseudo-statique sur murs cédants ou non-cédants) complète le panorama des interactions sol-ouvrage. Les modules ci-dessous découpent ces phénomènes en briques paramétrables, dans le cadre des référentiels Veletsos-Meek, Gazetas, Elsabee-Morray, Mylonakis, Yim-Chopra, Newmark, Seed-Idriss / Idriss-Boulanger, Mononobe-Okabe / Wood et NIST GCR.
Oscillateur SDOF — base encastrée vs base flexible
Comparaison animée de la réponse sismique d'un bâtiment idéalisé (oscillateur à un degré de liberté)
selon que la base est encastrée sur rocher ou repose sur un sol caractérisé par Vs.
Intégration Newmark, signal synthétique non stationnaire, période allongée T̃ et amortissement effectif ξ̃.
Position de la structure sur le spectre élastique EC8 Type 1 selon que la base est encastrée (T, ξ)
ou flexible (T̃, ξ̃). Verdict automatique : ISS favorable, défavorable ou
peu significative selon la forme du spectre et la position relative de la structure.
Paramètres : T, h, Vs, ξ, ag Sorties : Se(T) vs Se(T̃), classe de sol
Coefficients de raideur dynamique k(a0) et d'amortissement de rayonnement c(a0)
d'une semelle circulaire rigide, pour les trois modes principaux (H, V, R).
Effet de la profondeur d'encastrement D via les facteurs ηK(D/r0) de Gazetas (1991).
Décomposition utop = uFIM + h·θFIM + ustruct.
Fonctions de transfert d'Elsabee & Morray pour fondation circulaire enterrée
(filtrage en translation et balancement induit), excitation de l'oscillateur de remplacement par aFIM(t).
Moment fléchissant cinématique Mcin(z) = Ep·Ip·d²uff/dz²
le long d'un pieu traversant un profil 2 couches. Saut de courbure à l'interface
de raideur (k1/k2)² = (Vs2/Vs1)² — résultat de
Mylonakis (2001) / Nikolaou et al. (2001). Déclencheurs EC8-5 § 5.4.2.
Propagation 1D d'ondes SH dans une colonne stratifiée à deux couches sur substratum. Calcul linéaire
de la fonction de transfert H(f) du rocher affleurant à la surface (méthode SHAKE91, Schnabel-Lysmer-Seed 1972).
Pics de résonance, modes propres, amplification de la PGA.
Bloc rigide à friction de Newmark (1965). Critère de Coulomb Vsismique vs μ·Nd,
double intégration de l'accélération relative au-delà du seuil ay = μ·g,
formule simplifiée d'Ambraseys-Menu (1988) et méthode pseudo-statique de Richards-Elms (1979).
Seuils de performance 50 / 25 / 10 mm.
Méthode simplifiée NCEER (Youd et al. 2001) actualisée Idriss-Boulanger 2008.
Calcul du rapport de contrainte cyclique CSR = 0,65·(amax/g)·(σv/σ'v)·rd,
de la résistance CRR7,5 en fonction de (N1)60,cs avec correction fines,
des facteurs d'échelle MSF(Mw) et Kσ, du coefficient de sécurité FS = CRR·MSF·Kσ/CSR.
Tassements post-liquéfaction Ishihara-Yoshimine (1992). Déclencheurs EC8-5 § 4.1.4.
Modèle canonique. Fondation circulaire rigide de rayon r0, masse de superstructure m = 2000 t,
sol homogène ou stratifié (ρs = 1900 kg/m³, ν = 0,35), demi-espace élastique avec rayonnement géométrique.
Limites. Modules 1-6 : comportement élastique linéaire (ou linéaire-équivalent en pratique SHAKE),
sol élastique sans non-linéarité de structure, ondes SH verticalement propagées pour la partie cinématique.
Modules 7-8 : non-linéarités géométriques (décollement, glissement) représentées par
modèles simplifiés (Winkler unilatéral, bloc rigide à friction).
Module 9 : approche empirique simplifiée in-situ (SPT) — les analyses effectives requièrent
un modèle constitutif (UBCSAND, PM4Sand) couplé à un calcul éléments finis dynamique.
Module 10 : approche pseudo-statique — ne prend pas en compte phase, fréquence ni durée ;
pour une analyse complète, recourir à Steedman-Zeng (1990) pseudo-dynamique ou aux éléments finis effectifs (FLAC, PLAXIS).
Ces outils visent la compréhension qualitative ; un dimensionnement réel requiert une étude spécifique.