L'interaction sol-structure (ISS) recouvre deux mécanismes superposables. L'interaction cinématique résulte de la rigidité géométrique de la fondation, qui filtre et réarrange le mouvement de champ libre. L'interaction inertielle traduit la rétroaction de l'inertie de la superstructure sur le sol via les impédances dynamiques. À ces deux mécanismes linéaires s'ajoutent les non-linéarités d'interface mobilisables sous séisme : soulèvement partiel des fondations et glissement à l'interface sol-fondation. Les modules ci-dessous découpent ces phénomènes en briques paramétrables, dans le cadre des référentiels Veletsos-Meek, Gazetas, Elsabee-Morray, Mylonakis, Yim-Chopra, Newmark et NIST GCR.
Modèle canonique. Fondation circulaire rigide de rayon r0, masse de superstructure m = 2000 t, sol homogène ou stratifié (ρs = 1900 kg/m³, ν = 0,35), demi-espace élastique avec rayonnement géométrique.
Oscillateur de remplacement (Veletsos & Meek, 1974) : T̃² = T² + Th² + Tr², ξ̃ = ξ(T/T̃)³ + ξh(Th/T̃)³ + ξr(Tr/T̃)³, avec ξh ≈ 10 % et ξr ≈ 5 % (rayonnement, approximation).
Limites. Modules 1-6 : comportement élastique linéaire (ou linéaire-équivalent en pratique SHAKE), sol élastique sans non-linéarité de structure, ondes SH verticalement propagées pour la partie cinématique. Modules 7-8 : non-linéarités géométriques (décollement, glissement) représentées par modèles simplifiés (Winkler unilatéral, bloc rigide à friction). Ces outils visent la compréhension qualitative ; un dimensionnement réel requiert une étude spécifique.