Mur-poids (béton ou maçonnerie) : la stabilité est assurée par le poids propre, sans armatures de flexion. Section trapézoïdale (largeur en tête a, en base B). Vérifications : glissement sur la base (GEO Approche 2), renversement autour du pied (EQU), portance et position de la résultante (tiers central) sous la poussée des terres K_a. Le glissement est très souvent dimensionnant pour ce type de mur.
Poids W = ½(a+B)·H·γ_mur ; poussée P_a,h = ½·K_a·γ_s·H² + K_a·q·H ; K_a = tan²(45−φ/2)
Glissement (GEO) : E_d,h = 1,35·P_terre + 1,5·P_surch ; R_d = W·tanδ / γ_R;h ; η = E_d,h/R_d (γ_R;h=1,1)
Renversement (EQU) : η = (1,1·M_terre + 1,5·M_surch) / (0,9·W·x̄_W)
Portance / résultante : e = B/2 − (M_stab−M_dst)/W ; B' = B−2e ; q'_Ed = W/B' ≤ q_net,Rd/γ_R;v
Pour le glissement, prévoir une bêche (clé) sous la base ou compter une butée frontale (non incluse, sécuritaire). Viser la résultante dans le tiers central (e ≤ B/6) en quasi-permanent ; e ≤ B/4 en ELU. Le mur poids est économique en faible hauteur (< 3–4 m) ; au-delà, préférer un mur en T renversé (module C1). Drainer le remblai (pas de poussée d'eau).