Même grammaire (E1 → E10), conclusion opposée. Un plancher-dalle sur poteaux des années 1975 (cas didactique anonymisé) est reconverti de bureaux en archives denses : la demande augmente réellement et le maillon faible est le poinçonnement au droit des poteaux — une rupture fragile, sans réserve à mobiliser. On déroule la même démarche : elle maximise honnêtement la capacité… et conclut qu'il faut renforcer. Son rôle n'est plus de sauver l'ouvrage mais de dimensionner le renforcement au strict nécessaire.
| Étape | Levier / question | Résultat (ce cas) | Verdict | Module pré-chargé |
|---|
Pourquoi l'information ne suffit pas ici (à comparer au cas A) :
• E3 — les essais ne remontent pas la résistance (béton conforme, sans surcote)
• E4 — le changement d'usage augmente réellement la demande (≈ +48 % vs usage d'origine)
• E5 — mode fragile (poinçonnement) → quasiment aucune réserve mobilisable (×1,10)
• E8 — l'essai de chargement est déconseillé (rupture sans signe précurseur) : pas une porte de sortie
• E9 — la durabilité est saine (amorçage ≈ 56 ans) : le déficit est de capacité, immédiat, pas temporel
Décision (E10) : renforcer — mais ciblé. Le déficit est localisé au poinçonnement : on renforce la liaison dalle-poteau (goujons / chapiteau ou collerette métallique, élargissement de tête de poteau), pas toute la dalle. Coût ≈ 12 % du coût de l'ouvrage contre ≈ 120 % pour démolition-reconstruction : le renforcement ciblé est très largement l'optimum. C'est ici que l'ingénierie de l'incertitude reste utile : elle dimensionne le renforcement au plus juste (on ne traite que le strict nécessaire), au lieu de surdimensionner par méconnaissance.