Alan JALIL — Directeur technique Structures Arcadis & Enseignant et animateur de formation continue — alan.jalil@estp.fr

C2 — Dalle mixte : cisaillement longitudinal m–k (§9.7.3)

La ruine d'une dalle mixte est souvent gouvernée par le glissement longitudinal à l'interface bac/béton (rupture par cisaillement-adhérence). La méthode m–k (semi-empirique, coefficients m, k issus d'essais du fabricant) donne la résistance verticale associée : V_l,Rd = (b·d_p/γ_Vs)·(m·A_pe/(b·L_s) + k), avec L_s = portée de cisaillement (L/4 pour une charge répartie). On compare à l'effort tranchant V_Ed.

[A] Résistance au cisaillement longitudinal (m–k)
Configurez la dalle.

Méthode — EC4 §9.7.3 (méthode m–k)

V_l,Rd = (b·d_p / γ_Vs)·( m·A_pe/(b·L_s) + k ) ; γ_Vs = 1,25
L_s = portée de cisaillement : L/4 (charge répartie) ; a (charges ponctuelles)
m, k : coefficients du bac issus d'essais (valeurs fabricant) — m [N/mm²], k [N/mm²]
Vérification : V_Ed ≤ V_l,Rd (par mètre de largeur)

Alternative : méthode de la connexion partielle (τ_u,Rd, courbe de connexion partielle) — requise pour les bacs ductiles et plus économique. Le cisaillement longitudinal est fréquemment dimensionnant pour les dalles mixtes : la flexion (C1) peut être largement vérifiée alors que le glissement gouverne. m, k dépendent du bac — utiliser les valeurs de l'avis technique / ETA.