COLUMN 360, poteau en acier comprimé et fléchi
Poteau laminé en I comprimé et fléchi selon les deux axes, moments appliqués aux extrémités. On décrit le poteau dans le panneau ou en toutes lettres dans un texte, et tout se recalcule à chaque frappe : les trois modes de flambement examinés ensemble, flexion d'axe fort et d'axe faible, amplification des moments par le second ordre, puis l'interaction. Les longueurs de flambement se saisissent ou se déduisent des raideurs d'assemblage. Deux contrôles indépendants tournent à chaque calcul, et c'est par eux qu'il faut commencer la lecture.
Les vérifications suivent l'AISC 360. Le référentiel, les méthodes qui n'en relèvent pas et le domaine d'emploi sont donnés plus bas.
Profil et acier
Hauteur et flambement
Sollicitations de service
| Moment | tête G | tête Q | pied G | pied Q |
|---|---|---|---|---|
| axe fort | ||||
| axe faible |
Les moments se saisissent en valeur absolue, en kN·m. C'est l'allure du diagramme qui donne le signe du rapport entre les deux extrémités.
Allure et second ordre
Le rapport d'étage est la somme des charges verticales rapportée à la charge critique de l'étage. Il vient de l'analyse de l'ossature, pas de cette page.
Référentiel normatif
Les vérifications suivent ANSI/AISC 360, Specification for Structural Steel Buildings, American Institute of Steel Construction, unités SI. Les combinaisons d'actions suivent l'ASCE 7.
Hors code. Longueur efficace par les raideurs. Le passage du rapport de raideurs au coefficient de longueur efficace emploie les expressions explicites de Dumonteil, données par le commentaire de la norme comme équivalent numérique du diagramme d'alignement. Ce n'est pas une prescription, c'est une commodité de calcul qui évite la lecture graphique. Propriétés de section. Calculées sur la géométrie du profil, congés de raccordement compris, et non lues dans une table de profilés. Second ordre d'étage. Le rapport de charge d'étage est une donnée d'ossature saisie par l'utilisateur : cette page ne conduit pas l'analyse au second ordre de la structure, elle en applique le résultat.
Domaine d'emploi. Ne sont pas traités, et donc pas justifiés ici : les sections à inertie variable, dissymétriques ou en caisson, les poteaux mixtes acier-béton, la torsion appliquée, les charges transversales sur la hauteur autrement que par un facteur de gradient unitaire, l'analyse au second ordre de l'ossature, la fatigue, la situation d'incendie, et les actions de vent, de neige et de séisme.
Modes de flambement
Détail des vérifications
Section retenue
Format de texte, mémento complet
Principe. Une instruction par ligne, le mot-clé d'abord. Une barre oblique en
début de ligne ouvre un commentaire. Les valeurs se donnent en CLE=valeur, dans
l'ordre que l'on veut. Point ou virgule décimale indifféremment. Unités : mètre,
kilonewton, kilonewton-mètre, mégapascal.
TITRE texte libre jusqu'à la fin de la ligne
PROFIL HEB 300 profil du catalogue
ACIER FY=355 limite d'élasticité en MPa
METHODE LRFD ou ASD
POTEAU L=6.00 KX=1.00 KY=1.00 KZ=1.00 LB=6.00
hauteur, coefficients de longueur
efficace, longueur non maintenue
RAIDEURS GAX=1 GBX=1 OSSX=LIBRE au lieu de KX et KY : rapports de
GAY=10 GBY=10 OSSY=CONTREVENTEE raideurs en tête et en pied
EFFORT N_G=500 N_Q=400 effort normal de compression
MOMENT FORT TETE_G=30 TETE_Q=20 PIED_G=15 PIED_Q=10
MOMENT FAIBLE TETE_G=0 TETE_Q=0 PIED_G=0 PIED_Q=0
ALLURE SIMPLE ou DOUBLE, ou TRANSVERSALE
SECOND_ORDRE ETAGE=0.15 rapport de charge d'étage, 0 pour négliger
Méthode. Les trois modes de flambement sont examinés ensemble : flexion d'axe fort, flexion d'axe faible, et torsion d'axe propre. Le mode retenu est celui dont la contrainte critique élastique est la plus basse, ce qui n'est pas toujours celui qu'on attend : sur une section à semelles larges peu maintenue en rotation, la torsion passe devant la flexion.
Moments. L'allure du diagramme donne le rapport entre les deux moments d'extrémité, et ce rapport commande deux coefficients à la fois : celui qui amplifie le moment sous l'effet du second ordre local, et celui qui relève la capacité de flexion sous gradient de moment. Sous moment constant, les deux valent l'unité. En double courbure, le poteau est bien plus stable et le calcul le dit sur les deux tableaux.
Contrôle. Deux encadrements tournent à chaque calcul et sont affichés avant tout résultat. Le premier porte sur la contrainte critique : elle doit rester sous la limite d'élasticité et sous la borne élastique du mode gouvernant, faute de quoi le régime retenu est incohérent. Le second borne la résistance nominale entre la charge critique d'Euler calculée à part, affectée de son abattement, et la plastification de la section entière. Ce sont deux bornes qui peuvent être franchies : recomposer l'interaction depuis les nombres déjà affichés n'apprendrait rien, c'est la même formule sur les mêmes valeurs.
Domaine d'emploi. Profil laminé en I doublement symétrique, section constante, moments appliqués aux extrémités. Restent hors du champ, et ne sont donc pas proposés ici : section variable, caisson, section dissymétrique, poteau mixte, torsion appliquée, analyse au second ordre de l'ossature, fatigue et incendie.