Le bois brûle lentement et de façon prévisible : une couche carbonisée isole le cœur, qui conserve ses propriétés. La méthode de la section réduite (§4.2.2) retranche une épaisseur efficace d_ef = d_char,n + k₀·d₀ sur les faces exposées, puis vérifie la section résiduelle avec les résistances « à 20 % de fractile » (k_fi) et γ_M,fi = 1,0, sous la combinaison accidentelle (G + ψ₁·Q). Le module illustre pourquoi une grosse section bois atteint aisément R30–R60.
d_char,n = β_n·t ; k₀ = 1 si t ≥ 20 min, sinon t/20 ; d₀ = 7 mm → d_ef = d_char,n + k₀·d₀
Section résiduelle : b_f = b − 2·d_ef ; h_f = h − n_exp·d_ef (n_exp = nb de faces exposées en hauteur)
Résistance au feu : f_d,fi = k_mod,fi·k_fi·f_k/γ_M,fi avec k_mod,fi = 1,0 ; γ_M,fi = 1,0
k_fi = 1,25 (massif) / 1,15 (lamellé-collé) ; β_n = 0,80 (massif résineux) / 0,70 (lamellé-collé)
Sollicitation : combinaison accidentelle q_fi = G + ψ₁·Q ; M_fi = q_fi·L²/8 ; σ = M_fi/W_f ≤ f_m,d,fi
Méthode conservative de la « section réduite » (la plus utilisée). β_n est une vitesse fictive intégrant arrondis et fissures. Vérifier aussi les assemblages (souvent le maillon faible au feu — protection requise) et, pour le CLT/contreplaqué, les délaminations. Cette approche explique l'excellent comportement au feu des sections massives (la section résiduelle « froide » garde sa résistance).